Impôt sur le revenu Maroc 2026 : barème, calcul et retenue à la source

Sommaire

Impôt sur le revenu Maroc 2026 : l’IR se calcule d’après le barème progressif de l’article 73 du Code général des impôts. La tranche de revenu jusqu’à 40 000 dirhams est exonérée, puis les taux montent de 10 % à 37 % pour le surplus au-delà de 180 000 dirhams. Pour un salarié, l’impôt est retenu à la source chaque mois par l’employeur, après déduction des cotisations sociales et des frais professionnels, puis diminué des réductions pour charges de famille. Cet article détaille le barème 2026, les étapes du calcul sur salaire, les revenus concernés, les obligations de l’employeur et les cas particuliers des expatriés et des salariés de zone franche à Tanger.

En bref. Barème annuel de l’IR 2026 (art. 73-I CGI) : 0 % jusqu’à 40 000 DH · 10 % de 40 001 à 60 000 DH · 20 % de 60 001 à 80 000 DH · 30 % de 80 001 à 100 000 DH · 34 % de 100 001 à 180 000 DH · 37 % au-delà. Frais professionnels : 35 % (revenu brut imposable ≤ 78 000 DH) ou 25 % au-delà, plafonnés à 35 000 DH (art. 59). Réduction pour charge de famille : 600 DH par personne, maximum 3 600 DH (art. 74). L’employeur retient l’impôt sur chaque paie (art. 156), le verse dans le mois qui suit (art. 174) et dépose la déclaration des traitements et salaires avant le 1er mars (art. 79).

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Quel est le barème de l’impôt sur le revenu au Maroc en 2026 ?

Le barème de calcul de l’IR est fixé par l’article 73-I du Code général des impôts, dans sa rédaction issue de la loi de finances n° 60-24 pour l’année budgétaire 2025 et reprise dans l’édition 2026 du CGI publiée par la Direction Générale des Impôts. Il s’applique au revenu net imposable annuel, toutes catégories confondues, après les déductions propres à chaque catégorie.

Tranche de revenu net imposable annuel Taux
Jusqu’à 40 000 dirhams Exonérée
De 40 001 à 60 000 dirhams 10 %
De 60 001 à 80 000 dirhams 20 %
De 80 001 à 100 000 dirhams 30 %
De 100 001 à 180 000 dirhams 34 %
Surplus au-delà de 180 000 dirhams 37 %

Le barème est progressif par tranches : chaque taux ne s’applique qu’à la fraction du revenu comprise dans sa tranche, jamais à la totalité. Un revenu net imposable de 90 000 dirhams n’est pas taxé à 30 % : il supporte 0 % sur les 40 000 premiers dirhams, 10 % sur les 20 000 suivants, 20 % sur les 20 000 suivants et 30 % sur les 10 000 derniers. Pour la paie mensuelle, l’employeur applique ce barème sur une base mensualisée, c’est-à-dire les mêmes tranches divisées par douze.

À côté du barème, l’article 73-II fixe des taux spécifiques, souvent libératoires : 10 % sur les dividendes, 10 % ou 15 % sur les revenus fonciers selon que le revenu brut est inférieur ou non à 120 000 dirhams, 30 % sur les produits de placements à revenu fixe des personnes physiques, 20 % sur les salaires des collaborateurs des sociétés à statut Casablanca Finance City pendant dix ans au maximum, 30 % sur les rémunérations occasionnelles versées à des personnes extérieures au personnel permanent. Les auto-entrepreneurs relèvent de taux sur chiffre d’affaires encaissé (0,5 % ou 1 % selon l’activité).

Quels revenus sont soumis à l’impôt sur le revenu ?

L’article 22 du CGI énumère six catégories : les revenus professionnels, les revenus des exploitations agricoles, les revenus salariaux et assimilés, les revenus et profits fonciers, les revenus et profits de capitaux mobiliers, et les autres revenus et gains. Le revenu global imposable est la somme des revenus nets de chaque catégorie, à l’exclusion des revenus déjà soumis à un taux libératoire (art. 25).

Catégorie (art. 22 CGI) Mode d’imposition en 2026 Qui déclare / retient
Revenus salariaux et assimilés (art. 56) Barème progressif après déductions de l’art. 59 Retenue à la source par l’employeur (art. 156)
Revenus professionnels Barème progressif (résultat net réel ou simplifié) ; contribution professionnelle unique ou auto-entrepreneur selon le régime Déclaration annuelle du contribuable (art. 82)
Revenus fonciers Taux de 10 % ou 15 % selon que le revenu brut est inférieur ou non à 120 000 DH (art. 73-II) Déclaration du contribuable ou retenue selon le débiteur
Dividendes et parts sociales 11,25 % libératoire (art. 73-II-B-7°) Retenue par la société distributrice (art. 158)
Produits de placements à revenu fixe 30 % pour les personnes physiques, 20 % imputable pour les autres (art. 73-II-F et G) Retenue par l’établissement payeur (art. 159)

Pour une entreprise implantée à Tanger, l’enjeu quotidien est la catégorie des revenus salariaux : c’est elle qui mobilise la paie, la retenue mensuelle et la déclaration annuelle. Les autres catégories concernent surtout les dirigeants et associés personnes physiques, notamment pour les dividendes reçus de leur société.

Comment calculer la retenue à la source sur un salaire ?

Le calcul suit un ordre fixé par les articles 56 à 59 et 73 à 75 du CGI. Le respecter dans cet ordre évite la plupart des erreurs de paie.

Étape 1 — Le salaire brut imposable. Il regroupe les traitements, salaires, indemnités, émoluments et avantages en argent ou en nature (art. 56), évalués à leur valeur réelle. On en retire les éléments exonérés par l’article 57 : indemnités de frais justifiées, allocations familiales, part patronale des cotisations de retraite et de sécurité sociale, bons de nourriture dans la limite de 40 dirhams par salarié et par jour de travail (sans dépasser 20 % du salaire brut imposable), indemnités de licenciement et de départ volontaire dans la limite d’un million de dirhams, indemnité de stage plafonnée à 6 000 dirhams par mois pendant douze mois (stagiaires inscrits à l’ANAPEC), ou encore, pour les entreprises créées entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2026, le salaire mensuel brut plafonné à 10 000 dirhams versé pendant vingt-quatre mois à un salarié recruté en CDI dans les deux premières années d’exploitation, dans la limite de dix salariés (art. 57-20°).

Étape 2 — Les cotisations sociales déductibles. L’article 59 admet en déduction les retenues pour la constitution de pensions ou de retraites, dont celles du régime de sécurité sociale régi par le dahir portant loi n° 1-72-184 (CNSS), les cotisations aux organismes marocains de prévoyance sociale et les cotisations salariales de sécurité sociale pour les prestations à court terme, ainsi que la part salariale des primes d’assurance-groupe couvrant la maladie, la maternité, l’invalidité et le décès. Les taux et plafonds de ces cotisations relèvent de la réglementation CNSS et de l’AMO ; ils font l’objet d’un article dédié dans ce blog.

Étape 3 — Les frais professionnels. L’article 59-I-A fixe une déduction forfaitaire de 35 % pour les salariés dont le revenu brut annuel imposable n’excède pas 78 000 dirhams, et de 25 % au-delà, sans que la déduction puisse dépasser 35 000 dirhams par an. Le pourcentage se calcule sur le revenu brut imposable hors avantages en argent ou en nature. Des taux particuliers (25 %, 35 %, 40 %, 45 %) s’appliquent à quelques professions énumérées par le texte (personnel navigant, journalistes, VRP, etc.).

Étape 4 — Le net imposable. Brut imposable moins exonérations, moins cotisations déductibles, moins frais professionnels : c’est le revenu net imposable (art. 58-I). S’y ajoute, le cas échéant, la déduction des remboursements de prêt contractés pour l’acquisition d’un logement social destiné à l’habitation principale (art. 59-V), à condition que les échéances soient retenues et versées mensuellement par l’employeur.

Étape 5 — Le barème. On applique les tranches de l’article 73-I au net imposable annuel, ou leur équivalent mensuel sur la paie du mois.

Étape 6 — Les réductions pour charges de famille. L’article 74 déduit du montant annuel de l’impôt 600 dirhams par personne à charge, dans la limite de 3 600 dirhams. Sont à charge l’épouse et les enfants (propres ou légalement recueillis) qui ne disposent pas d’un revenu global annuel supérieur à la tranche exonérée du barème et dont l’âge n’excède pas 27 ans, sans condition d’âge pour les enfants atteints d’une infirmité. La femme contribuable bénéficie des mêmes réductions pour son époux et ses enfants légalement à sa charge. Un changement de situation familiale est pris en compte à partir du premier mois suivant celui du changement. Pour un salarié, ces réductions s’imputent directement sur la retenue à la source (art. 75).

Exemple chiffré sur le seul barème. Un salarié marié avec un enfant à charge dont le revenu net imposable annuel, après cotisations et frais professionnels, s’établit à 120 000 dirhams : 0 % sur 40 000 = 0 ; 10 % sur 20 000 = 2 000 ; 20 % sur 20 000 = 4 000 ; 30 % sur 20 000 = 6 000 ; 34 % sur 20 000 = 6 800. Impôt brut : 18 800 dirhams. Réductions pour deux personnes à charge : 1 200 dirhams. Impôt net annuel : 17 600 dirhams, soit une retenue mensuelle de l’ordre de 1 467 dirhams. Le passage du salaire brut au net imposable dépend en revanche des cotisations réellement supportées, que seul le bulletin de paie permet de fixer.

Quelles sont les obligations de l’employeur en matière d’IR ?

L’employeur domicilié ou établi au Maroc est le collecteur de l’impôt sur les salaires. Ses obligations se déclinent en quatre temps.

Retenir sur chaque paiement. La retenue à la source au titre des revenus salariaux est opérée par l’employeur, pour le compte du Trésor, sur chaque paiement effectué (art. 156-I). Elle porte aussi sur les rémunérations occasionnelles versées à des personnes ne faisant pas partie du personnel, au taux de 30 % sur le montant brut sans déduction (art. 58-II-C et 73-II-G-1°).

Verser dans le mois qui suit. Les retenues afférentes aux paiements d’un mois donné doivent être versées dans le mois qui suit à la caisse du receveur de l’administration fiscale du lieu du domicile ou de l’établissement qui les a effectuées, accompagnées d’un bordereau-avis (art. 174-I). En cas de cession ou de cessation d’entreprise, le versement intervient dans le mois qui suit l’événement.

Déclarer avant le 1er mars. L’article 79 impose aux employeurs privés de remettre, avant le 1er mars de chaque année, la déclaration des traitements et salaires de l’année précédente, indiquant pour chaque bénéficiaire son identité, son numéro de carte d’identité nationale ou de carte de séjour pour les étrangers, son numéro CNSS, le montant brut des salaires et indemnités, les retenues de retraite et de sécurité sociale, le taux des frais professionnels, le nombre de réductions pour charges de famille, le revenu net imposable, les retenues d’impôt et la période concernée. La déclaration est complétée par un état des rémunérations occasionnelles et, le cas échéant, par la liste des stagiaires exonérés (art. 57-16°) et des salariés bénéficiant de l’exonération de l’article 57-20°, accompagnée d’une copie de leur contrat à durée indéterminée. La déclaration se dépose par voie électronique.

Tenir et conserver le livre de paie. L’employeur tient un livre spécial ou tout document en tenant lieu permettant le contrôle des déclarations, et conserve ces documents jusqu’à l’expiration de la quatrième année suivant celle au titre de laquelle la retenue devait être effectuée (art. 80).

Ces obligations s’ajoutent aux déclarations mensuelles CNSS et aux règles du Code du travail sur le salaire minimum : le SMIG au Maroc en 2026 est fixé à 17,92 dirhams de l’heure, soit 3 422,72 dirhams pour 191 heures. Notre guide sur la gestion de la paie en zone franche au Maroc détaille l’articulation entre SMIG, CNSS et IR sur le bulletin.

Expatriés et non-résidents : qui paie l’IR au Maroc ?

La règle est territoriale et repose sur le domicile fiscal (art. 23 CGI). Une personne physique a son domicile fiscal au Maroc lorsqu’elle y a son foyer d’habitation permanent, le centre de ses intérêts économiques, ou lorsque la durée continue ou discontinue de ses séjours au Maroc dépasse 183 jours pour toute période de 365 jours. Les personnes domiciliées au Maroc sont imposables sur l’ensemble de leurs revenus de source marocaine et étrangère ; celles qui n’y sont pas domiciliées le sont uniquement sur leurs revenus de source marocaine. Une troisième catégorie vise les personnes, domiciliées ou non, dont le droit d’imposer est attribué au Maroc par une convention fiscale.

Concrètement, un cadre étranger détaché dans une usine de Tanger Automotive City qui séjourne au Maroc plus de 183 jours par an devient résident fiscal marocain et supporte la retenue à la source sur son salaire au barème de l’article 73, dans les mêmes conditions qu’un salarié marocain. Deux aménagements existent. D’une part, les personnes de nationalité étrangère qui cotisent exclusivement à des organismes de retraite étrangers peuvent déduire ces retenues, dans la limite toutefois du taux des retenues supportées par le personnel de l’entreprise marocaine dont elles dépendent (art. 59-II-B). D’autre part, lorsque des revenus de source étrangère ont déjà été imposés dans un pays lié au Maroc par une convention, l’article 77 organise l’imputation de l’impôt étranger. La répartition du droit d’imposer entre l’État de résidence et l’État d’activité dépend ensuite de chaque convention ; ce point mérite une analyse au cas par cas avant le détachement, en particulier pour les missions courtes et les rémunérations versées par la maison mère.

Le non-résident qui perçoit une rémunération occasionnelle d’une entreprise marocaine sans en être salarié relève de la retenue de 30 % sur le brut (art. 73-II-G-1°), sous réserve là encore des conventions.

Salariés en zone franche à Tanger : l’IR s’applique-t-il ?

Oui, intégralement. C’est l’un des malentendus les plus fréquents chez les investisseurs qui s’installent à Tanger Free Zone, à Tanger Automotive City ou à Tanger Tech. Le régime des zones d’accélération industrielle (loi n° 19-94) accorde à la société une exonération totale d’impôt sur les sociétés pendant ses cinq premiers exercices, puis une imposition selon sa situation (art. 6-II-B-8° CGI) ; les entreprises relevant de l’IR y bénéficient d’une exonération équivalente sur leur résultat (art. 31-I-B-3°). Mais aucune disposition du CGI n’exonère les salaires versés par ces sociétés : les seuls salariés visés par un taux dérogatoire sont ceux des sociétés à statut Casablanca Finance City (20 % pendant dix ans au maximum, art. 73-II-F-9°), régime sans rapport avec les zones franches de Tanger.

La masse salariale d’une usine de TFZ ou d’un équipementier de TAC supporte donc l’IR au barème de droit commun, retenu et versé chaque mois, avec la déclaration annuelle de l’article 79. Le régime de change spécifique des sociétés de ZAI ne change rien à cette mécanique : les salaires sont payés en dirhams sur le territoire assujetti, la retenue est versée au receveur compétent pour Tanger. Ce qui distingue une entreprise de zone franche, ce sont ses effectifs souvent importants, une part élevée de main-d’œuvre proche du SMIG (donc dans la tranche exonérée ou à 10 %), un encadrement expatrié soumis aux règles de domicile fiscal ci-dessus, et une exposition forte au contrôle en cas d’écart entre les déclarations CNSS et la déclaration des traitements et salaires. Depuis le bureau du cabinet à Tanger Free Zone (Espace N°27, Lot 43B), notre expert-comptable en zone franche de Tanger traite ces dossiers de paie pour des sociétés de TFZ, TAC et Tanger Tech, dont les avantages fiscaux et sociaux des zones franches sont détaillés sur notre page dédiée.

Déclaration annuelle du revenu global : qui doit la déposer ?

Le salarié dont le seul revenu est un salaire retenu à la source par un employeur unique est en principe dispensé de déclaration annuelle (art. 86). La déclaration du revenu global de l’article 82 s’impose en revanche à qui cumule plusieurs revenus (deux employeurs, salaire et loyers, salaire et activité professionnelle) ou perçoit des revenus de source étrangère : avant le 1er mars pour les revenus autres que professionnels, avant le 1er mai pour les revenus professionnels au résultat net réel ou simplifié. Pour les dirigeants, la rémunération de gérance ou de mandat est imposée comme un salaire par retenue à la source ; les dividendes supportent la retenue libératoire de 11,25 %, traitée du côté de la société dans notre article sur l’impôt sur les sociétés au Maroc en 2026.

Erreurs fréquentes sur l’impôt sur le revenu

Appliquer un barème périmé. De nombreux simulateurs et tableaux en ligne reproduisent encore l’ancien barème (tranche exonérée de 30 000 dirhams, taux marginal de 38 %, réduction de 360 dirhams par personne à charge). Le barème en vigueur en 2026 est celui de l’article 73-I tel que publié par la DGI : 40 000 dirhams exonérés, 37 % au-delà de 180 000 dirhams, réduction de 600 dirhams par personne à charge dans la limite de 3 600 dirhams.

Confondre taux marginal et taux moyen. Un salarié dont le net imposable dépasse 180 000 dirhams n’est pas « imposé à 37 % » : seule la fraction excédant ce seuil l’est.

Oublier le plafond des frais professionnels. Au-delà de 78 000 dirhams de revenu brut annuel imposable, le taux passe à 25 % et la déduction est plafonnée à 35 000 dirhams. Appliquer 35 % sans plafond sur les hauts salaires minore la retenue et expose l’employeur à un redressement.

Croire que la zone franche exonère les salaires. L’exonération d’IS de la loi 19-94 ne s’étend pas à l’IR des salariés.

Déclarer les stagiaires et les salariés « article 57-20° » sans les annexes. L’exonération est subordonnée aux conditions du texte (inscription ANAPEC, contrat de stage, CDI, recrutement dans les deux premières années d’exploitation) et à la production des listes prévues par l’article 79-II et 79-V. De même, l’article 79 exige le numéro de carte de séjour des salariés étrangers : un expatrié sans titre en règle est d’abord une anomalie déclarative.

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Cabinet Dami & Associés, expert-comptable inscrit au Tableau de l’Ordre, établit les bulletins de paie, calcule la retenue à la source au barème 2026, prépare les versements mensuels et la déclaration des traitements et salaires avant le 1er mars, et sécurise les situations particulières : expatriés, stagiaires, salariés éligibles à l’article 57-20°, rémunérations occasionnelles. Notre service de gestion de paie et RH intervient depuis Tanger Free Zone pour les sociétés industrielles et de services de la région ; l’équipe de conseil fiscal et social traite les questions de résidence fiscale et de conventions pour les cadres étrangers.

FAQ — Impôt sur le revenu Maroc 2026

À partir de quel salaire paie-t-on l’impôt sur le revenu au Maroc en 2026 ?
Dès que le revenu net imposable annuel dépasse 40 000 dirhams (art. 73-I CGI), soit après déduction des cotisations sociales et des frais professionnels. Un salarié au SMIG, dont le brut annuel reste inférieur à ce seuil, ne supporte pas d’IR.

Quel est le taux maximal de l’IR en 2026 ?
37 % pour la fraction du revenu net imposable qui excède 180 000 dirhams par an. Ce taux remplace le taux de 38 % du barème antérieur.

Combien vaut la réduction pour charge de famille ?
600 dirhams par an et par personne à charge (épouse ou époux, enfants de moins de 27 ans sans revenu supérieur à la tranche exonérée), dans la limite de 3 600 dirhams (art. 74). Elle s’impute sur la retenue à la source du salarié.

Quand l’employeur doit-il déposer la déclaration des salaires ?
Avant le 1er mars de chaque année, pour les salaires payés au cours de l’année précédente (art. 79). Les retenues mensuelles, elles, se versent dans le mois qui suit chaque paie (art. 174).

Les salariés de Tanger Free Zone sont-ils exonérés d’impôt sur le revenu ?
Non. L’exonération de la loi 19-94 porte sur l’impôt sur les sociétés de l’entreprise pendant cinq exercices ; les salaires qu’elle verse sont soumis à l’IR au barème de droit commun, retenus et déclarés comme partout au Maroc.

Conclusion

L’impôt sur le revenu au Maroc en 2026 repose sur un barème clair, publié par la DGI, dont il faut simplement s’assurer d’utiliser la version en vigueur : 40 000 dirhams exonérés, six tranches jusqu’à 37 %, réduction de 600 dirhams par personne à charge. La difficulté n’est pas dans le barème mais dans l’assiette : exonérations de l’article 57, cotisations déductibles, plafond des frais professionnels, situation de famille et résidence fiscale des cadres étrangers. À Tanger, où les effectifs des zones franches sont importants et l’encadrement souvent expatrié, une paie juste est d’abord une paie documentée, alignée entre CNSS et déclaration des traitements et salaires.

Sources officielles : Code général des impôts, édition 2026 (art. 22, 23, 25, 31, 56 à 60, 73 à 77, 79, 80, 82, 86, 156, 174) — Direction Générale des Impôts ; loi n° 19-94 relative aux zones d’accélération industrielle ; dahir portant loi n° 1-72-184 relatif au régime de sécurité sociale — CNSS.

Pour l’ensemble des mesures fiscales de l’année, consultez notre synthèse loi de finances 2026 Maroc pour les entreprises.

Les informations fiscales et réglementaires présentées sont susceptibles d’évoluer. Pour une analyse adaptée à votre situation, contactez Cabinet Dami & Associés.

Mohammed Dami, expert-comptable et commissaire aux comptes

Rédigé par

Expert-comptable DPLE & commissaire aux comptes

Fondateur et associé gérant du Cabinet Dami & Associés (créé en 1991) et membre de l’Ordre des Experts-Comptables du Maroc. Plus de 37 ans de missions d’expertise comptable et d’audit, avec une succursale à Tanger Free Zone.

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Publié le 8 octobre 2026 · Mis à jour le 13 octobre 2026

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