Propriété intellectuelle en zone franche au Maroc : protéger vos actifs en 2026

Sommaire

Protection de la propriété intellectuelle : un enjeu stratégique en zone franche

Les entreprises qui s’installent en zone franche au Maroc apportent souvent avec elles des actifs immatériels précieux : marques, brevets, logiciels, savoir-faire, et modèles industriels. La protection de ces actifs au Maroc est indispensable pour sécuriser les investissements et éviter la contrefaçon ou le vol de propriété intellectuelle.

Le cadre légal marocain de la propriété intellectuelle

Le Maroc dispose d’un cadre légal solide en matière de propriété intellectuelle, renforcé par les accords internationaux :

  • Loi 17-97 relative à la protection de la propriété industrielle : couvre les marques, brevets, dessins et modèles industriels.
  • Loi 2-00 relative aux droits d’auteur : couvre les œuvres littéraires, artistiques et les logiciels.
  • Accord ADPIC (TRIPS) : le Maroc est membre de l’OMC et signataire de cet accord fondamental.
  • Convention de Paris et Arrangement de Madrid : pour la protection internationale des marques et brevets.

Les actifs à protéger et les mécanismes disponibles

Type d’actif Protection disponible Organisme compétent
Marques commerciales Enregistrement national + international (Madrid) OMPIC (Office Marocain de la Propriété Industrielle)
Brevets d’invention Brevet national (20 ans) OMPIC
Dessins et modèles industriels Enregistrement (5 ans, renouvelables deux fois) OMPIC
Logiciels et droits d’auteur Protection automatique + dépôt optionnel BMDAV (Bureau marocain du droit d’auteur et des droits voisins)
Savoir-faire (know-how) Contrats de confidentialité + clauses NDA

Comment déposer une marque, un brevet ou un dessin quand on opère en zone franche ?

La procédure est identique à celle du droit commun marocain : le dépôt se fait auprès de l’OMPIC, quel que soit le statut douanier ou fiscal de la société. Être implanté en zone d’accélération industrielle ne crée ni régime de propriété industrielle dérogatoire, ni guichet dédié. La zone franche est un régime douanier et fiscal ; la propriété industrielle relève, elle, de la loi 17-97 et s’applique sur l’ensemble du territoire marocain.

Pour une marque, le dépôt est suivi d’un examen de forme puis d’une publication au catalogue officiel de l’OMPIC. Cette publication ouvre un délai d’opposition de deux mois pendant lequel le titulaire d’un droit antérieur peut contester l’enregistrement. En l’absence d’opposition, l’OMPIC procède à l’enregistrement et délivre le certificat. Lorsqu’une opposition est formée, l’OMPIC dispose d’un délai pour statuer, fixé par l’article 148.3 de la loi 17-97 telle que modifiée par la loi 23-13. La conséquence opérationnelle est simple : une marque déposée le jour de la constitution de la société n’est pas opposable immédiatement. Il faut anticiper de plusieurs mois avant tout lancement commercial ou toute campagne d’export.

Durées de protection et renouvellements

Titre Durée Renouvellement Point de départ
Marque de fabrique, de commerce ou de service 10 ans Renouvelable indéfiniment Date de dépôt
Brevet d’invention 20 ans Non renouvelable — annuités à payer Date de dépôt de la demande
Dessin ou modèle industriel 5 ans Renouvelable deux fois de suite Date de dépôt
Schéma de configuration (topographie) de circuit intégré 10 ans Non renouvelable Date de dépôt de la demande
Droit d’auteur et droits voisins (dont logiciels) Protection automatique, sans dépôt obligatoire Sans objet Création de l’œuvre

Le dépôt volontaire d’un logiciel ou d’une base de données n’est pas une condition de la protection — la loi 2-00 protège l’œuvre du seul fait de sa création — mais il constitue un moyen de preuve de la date et du contenu, ce qui change tout en cas de litige avec un prestataire ou un ancien salarié.

Protéger au-delà du Maroc

Une société en zone franche vend par définition hors du Maroc : la protection nationale seule est insuffisante. Trois voies coexistent.

  • Le système de Madrid — une demande unique déposée auprès de l’OMPIC, transmise au Bureau international de l’OMPI, permet de désigner de nombreux territoires pour une marque. Le Maroc est partie à l’Arrangement de Madrid et à son Protocole.
  • Le PCT — la demande internationale de brevet permet de retarder le choix des pays de dépôt tout en préservant la date de priorité.
  • La validation du brevet européen — depuis le 1er mars 2015, un brevet délivré par l’Office européen des brevets peut être validé au Maroc et y produire les mêmes effets qu’un brevet national. Le Maroc a été le premier État hors Convention sur le brevet européen à conclure un tel accord. Pour un groupe européen qui industrialise à Tanger, c’est souvent la voie la plus rapide.

Le délai de priorité conventionnelle est de douze mois pour les brevets et les topographies de circuits intégrés, et de six mois pour les dessins et modèles industriels. Passé ce délai, la date de premier dépôt n’est plus opposable à l’étranger.

Qui est propriétaire de la PI créée dans une société de zone franche ?

Personne par défaut : la titularité se décide par contrat, et l’absence de clause écrite est la première cause de perte d’actifs incorporels dans les structures industrielles marocaines. Une société de zone franche est le plus souvent une filiale d’exécution — elle industrialise, assemble, développe ou adapte pour le compte d’une maison mère. La question de savoir qui détient les améliorations, les moules, les plans, les codes sources ou les procédés créés localement doit être tranchée avant la première commande, pas au moment de la sortie du contrat.

Trois situations à traiter séparément

Les créations des salariés. Le contrat de travail doit prévoir explicitement le sort des inventions, des développements logiciels et des créations réalisées dans le cadre des fonctions. Les régimes diffèrent selon qu’il s’agit d’une invention brevetable (loi 17-97) ou d’une œuvre protégée par le droit d’auteur (loi 2-00) : une clause générique unique ne suffit pas.

Les créations des sous-traitants et fournisseurs. C’est le point faible le plus fréquent à Tanger. Un outilleur qui fabrique un moule sur plan client peut, en l’absence de clause, revendiquer des droits sur les adaptations qu’il a apportées. La règle pratique : toute commande de développement, d’outillage ou d’étude doit comporter une clause de cession de droits, une clause de confidentialité et une interdiction de réemploi pour un tiers.

Le transfert de technologie de la maison mère. Lorsqu’un groupe met un procédé, une marque ou un logiciel à disposition de sa filiale marocaine, il faut un contrat de licence ou de mise à disposition écrit, daté, chiffré. Ce document est à la fois le titre juridique de la filiale et la pièce justificative du traitement fiscal des redevances. Sans lui, la charge est difficilement déductible et la structure du groupe devient fragile en contrôle.

Trois modes de circulation des droits sont à distinguer, parce qu’ils n’ont ni le même effet juridique ni le même effet fiscal : la cession transfère la propriété définitivement, la licence concède un droit d’usage contre redevance, l’apport en nature intègre l’actif au capital de la société marocaine. Le choix conditionne la localisation de la valeur, la base amortissable et le flux de redevances. Notre équipe d’expert comptable zone franche Tanger intervient en amont de ces montages, avec le volet juridique et administratif associé.

Propriété intellectuelle et fiscalité en zone franche

Les revenus tirés de licences de propriété intellectuelle par une entreprise en zone franche bénéficient du même régime fiscal avantageux que les autres revenus de l’entreprise. Le Maroc ne dispose pas d’un régime fiscal spécifique aux revenus de propriété intellectuelle de type IP box : les redevances encaissées suivent le régime fiscal de droit commun de la société qui les perçoit, sous réserve des conventions fiscales applicables.

Les redevances versées par des filiales étrangères à la holding IP marocaine peuvent bénéficier de taux de retenue à la source réduits en vertu des conventions fiscales bilatérales. Ce mécanisme est légal mais doit respecter le principe de pleine concurrence et les règles BEPS de l’OCDE.

Comment sont traitées fiscalement les redevances de propriété intellectuelle ?

Il faut séparer deux flux qui n’obéissent pas aux mêmes règles : les redevances reçues par la société de zone franche et les redevances qu’elle verse à l’étranger. Le régime de faveur de la zone d’accélération industrielle concerne le premier flux ; le second relève du droit commun marocain.

Les redevances encaissées par la société en ZAI

Elles entrent dans le résultat fiscal de la société et suivent donc le régime de la zone : exonération totale d’impôt sur les sociétés pendant les cinq premiers exercices d’exploitation, puis imposition au taux applicable à la situation de la société. La cotisation minimale de 0,25 % (article 144 du CGI) reste due dans les conditions de droit commun, et l’exonération de taxe professionnelle court sur quinze ans. Lorsque le résultat est distribué, la retenue à la source sur dividendes s’applique au taux de 10 % en 2026.

Réserve importante : le bénéfice du régime ZAI est attaché aux activités éligibles exercées dans la zone. Une activité de pure gestion de portefeuille de titres de PI, sans substance opérationnelle sur place, ne présente pas le même profil de risque qu’une activité industrielle qui exploite ses propres brevets. Ce point doit être arbitré au cas par cas.

Les redevances versées à un bénéficiaire non résident

Les redevances pour l’usage d’un droit d’auteur, d’un brevet, d’une marque, d’un dessin ou d’un modèle figurent parmi les produits bruts perçus par les personnes non résidentes visés à l’article 15 du Code général des impôts. À ce titre, elles supportent une retenue à la source à la charge de l’entreprise marocaine qui les verse, sauf taux réduit ou exonération prévus par une convention fiscale bilatérale. Le taux de droit interne applicable à ces produits bruts est de 10 %.

Deux conséquences opérationnelles. D’abord, le coût réel d’une licence intragroupe n’est pas le montant facturé mais le montant majoré de la retenue si le contrat prévoit une clause de prise en charge. Ensuite, l’application d’un taux conventionnel réduit suppose de détenir un certificat de résidence fiscale du bénéficiaire valide pour l’exercice concerné — pièce systématiquement demandée en contrôle.

Le point de contrôle : le prix de transfert

Une redevance intragroupe doit respecter le principe de pleine concurrence. L’obligation documentaire prévue à l’article 214-III du CGI vise les entreprises réalisant des transactions intragroupe transfrontalières et dont le chiffre d’affaires réalisé et déclaré, hors TVA, atteint ou dépasse 50 millions de dirhams. Le dossier comprend un fichier principal sur la politique du groupe et un fichier local sur les transactions de l’entité contrôlée. Le défaut de production est sanctionné.

Flux Régime applicable Point de vigilance
Redevance encaissée par la société en ZAI Intégrée au résultat, régime ZAI (exonération 5 ans puis taux selon la situation) Substance de l’activité dans la zone
Redevance versée à un non-résident Retenue à la source sur produits bruts, art. 15 CGI — 10 % sauf convention Certificat de résidence fiscale du bénéficiaire
Redevance entre sociétés liées Principe de pleine concurrence Documentation art. 214-III CGI si CA HT ≥ 50 MDH
Distribution du résultat Retenue à la source sur dividendes, 10 % en 2026 Taux conventionnel éventuel

Le sujet se traite avec la politique de prix de transfert du groupe dans son ensemble : voir notre analyse dédiée aux prix de transfert en zone franche au Maroc.

Comment valoriser et comptabiliser les actifs incorporels au bilan ?

Un actif incorporel n’apparaît au bilan que s’il a été acquis, apporté ou si les dépenses qui l’ont produit remplissent les conditions d’activation. Un savoir-faire développé en interne et jamais formalisé n’a aucune valeur comptable — ce qui n’empêche pas qu’il constitue l’essentiel de la valeur économique de la société. Cet écart est le premier sujet que rencontre un dirigeant au moment d’une levée, d’une cession ou d’une entrée d’associé.

Trois moments imposent une évaluation formelle des incorporels :

  • L’apport en nature. L’apport d’une marque, d’un brevet ou d’un logiciel au capital d’une société marocaine suppose une évaluation et l’intervention d’un commissaire aux apports dans les conditions prévues par la loi sur les sociétés. C’est le moyen de faire entrer l’actif au bilan à une valeur documentée.
  • L’acquisition intragroupe. Le prix retenu doit être justifiable au regard du principe de pleine concurrence, au même titre qu’une redevance. Une méthode d’évaluation écrite, cohérente avec les flux futurs attendus, est la seule protection en contrôle.
  • La due diligence. Un acquéreur vérifie l’existence des titres, leur validité, leur territorialité, la chaîne de titularité et les contrats de licence. Une marque non renouvelée ou déposée au nom d’un dirigeant en personne physique fait chuter la valorisation — c’est fréquent et évitable.

Sur le plan de l’amortissement, la règle de principe est qu’un actif incorporel n’est amorti que si sa durée d’utilisation est limitée et déterminable : c’est le cas d’un brevet, dont la protection s’éteint au terme des vingt ans, ce ne l’est pas d’une marque renouvelable indéfiniment. Le plan d’amortissement retenu doit être documenté et cohérent d’un exercice à l’autre. La question du traitement fiscal des dotations en zone franche, où le résultat des cinq premiers exercices est exonéré, mérite d’être arbitrée en amont : un amortissement passé pendant la période d’exonération est un avantage fiscal perdu. C’est un des sujets que nous traitons en conseil fiscal et social.

Risques et précautions

  • Enregistrer les marques et brevets dès l’installation pour éviter le dépôt frauduleux par des tiers.
  • Inclure des clauses de propriété intellectuelle dans tous les contrats avec les sous-traitants et fournisseurs locaux.
  • Former les équipes locales aux bonnes pratiques de confidentialité.
  • Surveiller régulièrement les registres OMPIC pour détecter toute atteinte à vos droits.

Quels enjeux de propriété intellectuelle sont propres aux industriels de Tanger ?

Trois risques concentrent l’essentiel des dossiers à Tanger : la fuite de savoir-faire par la sous-traitance, la contrefaçon détectée à l’export, et l’absence de titre au nom de la bonne entité du groupe. La densité industrielle de la région les rend plus probables qu’ailleurs au Maroc.

Tanger Free Zone concentre l’automobile, l’aéronautique et le textile ; Tanger Automotive City accueille les équipementiers de rang 1 et 2 ; Tanger Tech vise l’écosystème technologique ; Tanger Med traite les flux physiques. Chacun de ces environnements produit un profil de risque distinct.

Sous-traitance et fuite de savoir-faire

Un équipementier automobile travaille avec des dizaines d’outilleurs, de mécaniciens et de bureaux d’études locaux. Les plans, les gammes de fabrication, les paramètres de process circulent. Le savoir-faire n’est protégé par aucun titre : sa seule protection est contractuelle. Un accord de confidentialité signé avant l’échange de la première spécification, une clause de non-réemploi, une restitution documentaire en fin de contrat — ces trois éléments valent plus qu’un dépôt tardif. Dans le textile, le sujet se déplace vers les dessins et modèles : une collection copiée par un atelier voisin est un contentieux de dessins et modèles, pas de marque.

Contrefaçon détectée à l’export ou en transit

Le chapitre VII de la loi 17-97, aux articles 176.1 à 176.8, organise la retenue en douane des marchandises soupçonnées de contrefaçon, à l’importation, à l’exportation et en transit. Le titulaire d’un droit — ou le bénéficiaire d’un droit exclusif d’exploitation — dépose une demande d’intervention auprès de l’Administration des douanes et impôts indirects, en fournissant les éléments permettant d’identifier les marchandises litigieuses. La douane suspend alors la mise en libre circulation, le temps que l’action judiciaire soit engagée.

Ce dispositif est le seul qui agisse sur les flux avant qu’ils n’atteignent le client final. Pour une société qui expédie depuis Tanger Med, il suppose deux prérequis : détenir un titre marocain valide, et avoir déposé la demande d’intervention avant l’incident. Une demande déposée après le départ du conteneur ne sert à rien.

Titularité au sein du groupe

Beaucoup de filiales installées en zone franche exploitent une marque ou un brevet détenu par la maison mère sans contrat de licence formalisé, ou déposé dans un pays qui ne couvre pas le Maroc. La filiale n’a alors pas qualité pour agir en contrefaçon sur le territoire marocain, ni pour déposer une demande d’intervention en douane. Vérifier la chaîne de titularité et la couverture territoriale fait partie de l’audit d’implantation. Les modalités générales d’installation sont détaillées sur notre page zones franches de Tanger.

Que faire en cas de contrefaçon ou de litige sur un actif immatériel ?

Trois leviers, à activer souvent en parallèle : la retenue en douane, l’action civile devant le tribunal de commerce et, selon la nature des faits, la voie pénale. Le premier réflexe reste toutefois documentaire — constituer la preuve avant d’agir.

La preuve se construit avant l’incident : certificat d’enregistrement OMPIC à jour, contrats de licence signés, échanges datés avec les sous-traitants, dépôt probatoire des versions logicielles, constats des produits litigieux. Une action engagée sans dossier documentaire solide se perd sur la charge de la preuve, quelle que soit la réalité de l’atteinte.

Sur le volet préventif, la surveillance a un coût faible au regard du contentieux qu’elle évite : consultation régulière des registres et publications de l’OMPIC pour détecter un dépôt frauduleux dans le délai d’opposition de deux mois, veille sur les plateformes de vente en ligne, et suivi des renouvellements. Une marque non renouvelée redevient disponible : c’est la voie d’entrée la plus simple pour un tiers.

Enfin, l’action en contrefaçon suppose un titre valide au Maroc. C’est la raison pour laquelle l’ordre des opérations compte : déposer d’abord, contractualiser ensuite, produire enfin. L’inverse — produire, puis découvrir qu’un tiers a déposé la marque — est le scénario que nous rencontrons le plus souvent.

Conclusion

La protection de la propriété intellectuelle est un pilier de la stratégie d’implantation en zone franche. Bien gérée, elle peut également devenir un levier d’optimisation fiscale légitime. Cabinet Dami & Associés accompagne les entreprises dans la sécurisation de leurs actifs immatériels au Maroc.

FAQ — Propriété intellectuelle en zone franche au Maroc

Une société en zone franche bénéficie-t-elle d’une procédure de dépôt allégée à l’OMPIC ?
Non. Le régime de zone d’accélération industrielle est un régime douanier et fiscal, sans effet sur la propriété industrielle. Le dépôt d’une marque, d’un brevet ou d’un dessin suit la procédure de droit commun prévue par la loi 17-97, auprès de l’OMPIC, dans les mêmes conditions que pour toute société marocaine.

Faut-il déposer un logiciel au Maroc pour le protéger ?
Non, la protection par le droit d’auteur naît de la création de l’œuvre, sans formalité, en application de la loi 2-00. Le dépôt volontaire auprès du Bureau marocain du droit d’auteur et des droits voisins reste vivement conseillé : il constitue une preuve de date et de contenu, décisive en cas de litige avec un prestataire, un salarié ou un partenaire.

Les redevances versées à la maison mère étrangère sont-elles imposées au Maroc ?
Oui. Les redevances pour l’usage d’un brevet, d’une marque, d’un dessin ou d’un droit d’auteur figurent parmi les produits bruts perçus par les non-résidents visés à l’article 15 du Code général des impôts et supportent une retenue à la source de 10 %, sauf taux réduit prévu par une convention fiscale bilatérale. Le certificat de résidence fiscale du bénéficiaire est indispensable pour appliquer un taux conventionnel.

Comment bloquer à Tanger Med un conteneur de produits contrefaisants ?
En déposant une demande d’intervention auprès de l’Administration des douanes et impôts indirects, sur le fondement des articles 176.1 à 176.8 de la loi 17-97. Elle permet la retenue en douane des marchandises soupçonnées de contrefaçon à l’import, à l’export et en transit. Elle suppose de détenir un titre valide au Maroc et d’avoir déposé la demande avant l’incident.

Pour aller plus loin

Source officielle : Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale : textes de loi et réglementations de la propriété industrielle.

Avertissement : cet article est fourni à titre d’information générale et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé. La réglementation des zones d’accélération industrielle, fiscale et douanière est susceptible d’évoluer. Pour toute décision relative à la protection de votre propriété intellectuelle, contactez le Cabinet Dami & Associés afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation.

Mohammed Dami, expert-comptable et commissaire aux comptes

Rédigé par

Expert-comptable DPLE & commissaire aux comptes

Fondateur et associé gérant du Cabinet Dami & Associés (créé en 1991) et membre de l’Ordre des Experts-Comptables du Maroc. Plus de 37 ans de missions d’expertise comptable et d’audit, avec une succursale à Tanger Free Zone.

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Publié le 1 juillet 2026 · Mis à jour le 3 août 2026

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