Prix de transfert et entreprises en zone franche au Maroc

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Prix de transfert et entreprises en zone franche au Maroc

Les entreprises en zone franche appartenant à des groupes internationaux réalisent souvent des transactions intragroupe (achats, services, redevances) qui relèvent des règles de prix de transfert. Le Maroc a renforcé son dispositif : une documentation est désormais obligatoire au-delà de certains seuils, sous peine de sanctions. Cet article fait le point sur les obligations à connaître pour une entreprise en zone franche.

Qu’est-ce que le prix de transfert ?

Le prix de transfert est le prix auquel des entreprises liées (d’un même groupe) facturent leurs transactions. Le principe de référence est celui de pleine concurrence : les prix pratiqués entre entités liées doivent correspondre à ceux qui auraient été convenus entre entreprises indépendantes. L’administration veille à ce que les bénéfices ne soient pas transférés artificiellement.

L’obligation documentaire au Maroc

La documentation des prix de transfert est obligatoire pour les entreprises dont le chiffre d’affaires ou l’actif brut dépasse 50 millions de dirhams (article 214-III du Code Général des Impôts). Le cadre, précisé par le décret n° 2.22.1020, s’inscrit dans les standards de l’OCDE et repose sur un dossier maître (global) et un dossier local (détaillé). Le CGI reconnaît les cinq méthodes de l’OCDE (prix comparable sur le marché libre, prix de revente, coût majoré, marge nette transactionnelle, partage des bénéfices).

Pourquoi c’est crucial en zone franche

Une entreprise en zone d’accélération industrielle bénéficie d’un régime de faveur (exonération d’IS puis taux réduit de 20 %). Les flux intragroupe qu’elle réalise sont donc particulièrement surveillés : un prix de transfert mal justifié peut entraîner un redressement et fragiliser la position de l’entreprise lors d’un contrôle fiscal. Documenter et justifier ses prix de transfert est donc une composante essentielle de la conformité.

Les sanctions en cas de manquement

Le défaut de production de la documentation des prix de transfert dans le délai imparti expose l’entreprise à une amende pouvant atteindre 500 000 dirhams. La constitution d’une documentation solide et à jour est donc autant une protection qu’une obligation.

Comment Cabinet Dami & Associés vous accompagne

La maîtrise des prix de transfert exige une analyse fonctionnelle, le choix de la méthode adaptée et la constitution des dossiers maître et local. Depuis 1991, Cabinet Dami & Associés accompagne les filiales et groupes implantés en zone franche dans leur conformité fiscale, en lien avec le conseil fiscal et social. Pour sécuriser votre dossier, contactez nos experts.

FAQ — Prix de transfert en zone franche

Quelles entreprises sont concernées par la documentation ?
Celles dont le chiffre d’affaires ou l’actif brut dépasse 50 millions de dirhams (article 214-III du CGI).

Quels documents faut-il préparer ?
Un dossier maître (informations sur le groupe) et un dossier local (transactions de l’entité marocaine), conformes aux standards de l’OCDE.

Quelle sanction en cas de non-conformité ?
Une amende pouvant atteindre 500 000 dirhams en cas de défaut de production dans les délais.

Conclusion

Pour les entreprises en zone franche appartenant à un groupe, la conformité aux règles de prix de transfert est désormais incontournable au-delà de 50 millions de dirhams. Pour constituer une documentation solide, échangez avec les experts de Cabinet Dami & Associés.

Source officielle : Direction Générale des Impôts — CGI (art. 214-III) et décret 2.22.1020.

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